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Publicité, antipub et préfetS en fraude ! Une belle illustration de la complaisance du politique envers la pub et de l'application à géométrie variable de la loi. A la lecture du communiqué de presse de l'association Paysages de France , comment ne pas penser aux poursuites et peines demandées envers les Barbouilleurs, les Déboulonneurs et autres collectifs antipubs... dont les actions (parfois illégales) ont pour but d'attirer l'attention et provoquer un débat citoyen autour de l'envahissement de l'espace public par la publicité... Publicité dont on sait par ailleurs qu'elle est un puissant producteur (prescripteur ?) de normes, représentations et comportements. Pour ceux qui en douteraient encore, voici une petite conférence intitulée "Propagande, publicité, information et désinformation" du psychologue et psychiatre Serge Tisseron pour CanalU :
DONC dites voir un peu, on l'applique ou pas la loi ?! On la change, oui mais dans sens, on légalise les pots de vin ? Quand les firmes et multinationales paieront directement et légalement les services de l'Etat (comprendre les préfets), l'Etat (c'est nous ?) pourra vraiment faire des économies... En voilà une idée !
Extrait du Communiqué de presse de Paysages de France 7 juillet 2008 (cliquez sur le titre pour lire le communiqué complet) Le 30 juin 2008, le tribunal administratif de Marseille a sanctionné le refus du préfet des Hautes-Alpes* d’ordonner le démontage d’un panneau publicitaire installé illégalement par la CCI 05 et a condamné l’État à indemniser Paysages de France (*L’association a également été contrainte de saisir la justice, le 1er août 2006, suite au refus opposé par ce même préfet dans une autre affaire concernant des publicités et des préenseignes en infraction) C’est donc la septième fois depuis janvier 2008 que la justice administrative sanctionne un préfet. Depuis l’année 2001, c’est la vingt-sixième condamnation prononcée à l’encontre de l’État du fait des refus de maires ou de préfets de faire appliquer les dispositions du Code de l’environnement relatives à l’affichage publicitaire. Ainsi, des préfets continuent à refuser obstinément de mettre en œuvre les dispositions du Code de l’environnement alors même qu’ils sont les garants du respect des lois de la République et que la Cour de cassation a estimé* qu’un tel refus était « constitutif d’une forme de complicité ». C’est notamment le cas de Pierre de Bousquet, préfet des Hauts-de-Seine, François Philizot, préfet du Tarn, Paul-Henri Trolle, préfet du Val-d’Oise, ainsi que des préfets des Alpes-de-Haute-Provence, des Côtes-d’Armor, de la Moselle, de l’Isère, de l’Essonne, du Gard, etc. La secrétaire d’État chargée de l’Ecologie a d’ailleurs évoqué, le 5 juin 2008 sur LCI, les difficultés rencontrées avec les préfets : « On a un vrai problème de sensibilisation au niveau des préfectures, c’est-à-dire que c’est très difficile d’obtenir des procès verbaux [...] et même quand il y a des procès verbaux c’est très difficile derrière d’obtenir le démontage, donc à tous les niveaux ça bloque [...]. » Lire la suite sur le site de Paysages de France
* Mise à jour : L'article Stopub, analyse provisoire d'un rhizome activiste d'André Gattolin et Thierry Lefebvre dans le numéro 16 de la revue Multitudes. La lettre de soutien du philosophe Bernard Stiegler qui sera entendu en tant que témoin dans le cadre du procès du Collectif des Déboulonneurs le 5 septembre 2008 au TGI de Paris. Pour obtenir le programme de l'action des Déboulonneurs : http://docs.google.com/View?docid=dfhp424_14776nrtdgp
Mardi 05 Août 2008Poster un commentaire
Quand la météo (sur France 2) se met à faire la promo de la maison à 15 euros (opération du Ministère du logement), c'est qu'il fait partout ! Un article publié sur mediapart.fr nous explique au passage qu'à raison de 15€/jour sur 20 ans (en moyenne), ça fait 143 000 € environ... Les journalistes se plaignent du discrédit qui est le leur mais ils y concourent souvent de trois manières: premièrement par leurs approximations, deuxièmement par leur manque de réactivité, et troisièmement par leur manque manifeste de réflexion. France 2 vient de nous en fournir une nouvelle illustration qui mérite le détour. Dans le journal télévisé du 28 juillet, Françoise Laborde nous parle de la maison à 15 euros par jour. C'est la solution trouvée par la ministre du logement pour résoudre le problème du manque de logements à loyer modéré. La ministre investit ainsi sur le rêve des français de devenir propriétaires. (...) Il explique que les 15 euros par jour seront à payer pendant vingt cinq ans. Autrement dit, la présentatrice est prise en flagrand délit de diffusion de fausse information ou de propagande gouvernementale. En effet, à 15 euros par jour, cela fait selon les mois, plus ou moins 45O euros. Soit 135 mille euros au bout de vingt ans ans. A quoi, il faut ajouter les frais notaires, 6% environ, ce qui donne au total - terrain non compris - 135 mille plus 8.100 de frais de notaire, 143 mille 100. la maison à 15 euros est donc bien une manière de présenter les choses sous un angle favorable.
Mardi 05 Août 2008Poster un commentaire
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