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Ce n'est pas nouveau, chacun sait que le problème des retraites se heurte à des questionss démographique et socio-économique : - démographique car la part de retraités par rapport à la population active va en augmentant (génération Baby boom) et selon différents études prospectives aux horizons 2025 et 2050 ça n'est pas prêt de changer au contraire... donc pour faire simple des retraites plus importantes en nombre à payer, et un peu plus longtemps si l'on prend en compte l'augmentation progressive de la durée de vie moyenne. - socio-économique car le financement des retraites repose sur la solidarité des travailleurs par le biais des cotisations sociales. Or les rentrées de ces cotisations sont soumises aux variations du travail affectant les individus (chômage, licenciements, arrêts...) comme les les structures employeuses (plans sociaux, réorganisations et restructurations, ralentissements voire cessations d'activité...), sans compter le fait que les différentes mesures d'aide à l'emploi qui impliquent souvent une exonération totale ou partielle des charges sociales... bref autant d'éléments qui ont un impact sur les ressources à même de financer ces retraites. Pour résoudre ce problème, le gouvernement, dans les pas du Medef même s'il ne va pas aussi loin que Laurence Parisot le souhaiterait, a déjà annoncé au début 2008 sa volonté d'allonger la durée de cotisation de 40 à 41 ans... Et d'une manière plus large, l'on peut dire que l'idée d'augmenter le temps passé à travailler durant toute sa vie fait son chemin, inversant le cours d'une l'histoire qui n'a eu de cesse de le réduire. Mais c'est une autre histoire ! Aussi le gouvernement planche sur le (retour au) travail des seniors... «Si vous cotisez 41, et non 40 années, votre pension sera augmentée de 5%.» Voila ce qu'annonce Christine Lagarde le 23 juillet dans une tribune du Monde. Pourtant, à y regarder de plus près, ces données cachent un calcul subtil. Par contre, l'Etat, lui, devrait pouvoir en tirer quelques bénéfices comme le suggère cet article de *** qui s'est livré à un petit exercice mathématique... Sans jouer les futurologues, si l'on considère la situation existante aux Etats-Unis, il n'est pas très difficile de comprendre les sources d'inspiration de nombreuses économistes et hommes politiques. Le remarquable documentaire "Pas de repos pour Granny" (réalisé par Carine Lefebvre-Quennell et Véronique Le Billon, 2003) nous donne à voir une Amérique où 4 millions de retraités sont revenus au travail dans des conditions qui bien souvent ne correspondent plus à celles que ces hommes et femmes avaient connu à l'apogée de leur carrière. Mais la faiblesse de leur retraites et/ou leur volonté de pouvoir maintenir un niveau de vie et de consommation les a amené à reprendre du service avec plus ou moins de possibilités... Un extrait en WMV à télécharger sur le site du Ministère des Finances ! Un extrait sur les Ecrans du social , la vidéothèque des Ministères sociaux (travail, santé, jeunesse...) ! "Aux Etats Unis, l’âge de la retraite ne sonne pas pour tout le monde à 65 ans. Les salariés américains prolongent bien souvent leur vie professionnelle jusque 70, 80 ans; Pour compléter une retraite insuffisante (37% du salaire), pour obtenir une meilleure couverture de santé, mais aussi pour pallier la dégringolade boursière des fonds de pension dans lesquels un Américain sur deux a investi. Les entreprises, qui anticipent les pénuries de main d’œuvre parmi les classes d’âge les plus jeunes, ont de plus en plus recours aux “matures workers” dont elles apprécient la ponctualité et la docilité. Dans le contexte actuel où il est question de l’allongement des années de cotisation, les Etats Unis nous livrent ici un bel exemple de ce qui attend la plupart des salariés tant du secteur privé que public."
Tags associés : Travailler, vieux, gagner
Vendredi 15 Août 2008Poster un commentaire
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